dimanche 18 janvier 2009

Imputabilité des Ministres

Si le Ministre nouvellement nommé à la tête d'un Ministère croit qu'il va diriger son Ministère, il se trompe. Avant d'avoir compris les rouages de la gestion gouvernementale, avant d'avoir rencontré, évalué et gagné la confiance des hauts fonctionnaires, il s'écoulera au moins deux ans. Pendant ces 2 premières années, il sera au mieux le chef des relations publiques, mais n'aura pas ou peu d'influence sur la gestion de son ministère.
La troisième année, le ministre a compris les rouages, c'est gagné quelques alliés auprès des hauts fonctionnaires et pourrait effectivement commencer à diriger son ministère. Mais voilà, les élections arrivent vite et il doit reprendre les pirouettes politique pour se faire ré-élire. Il abandonne la direction et retourne aux relations publiques. La quatrième année, année d'élection, il est a toute fin pratique absent de son ministère.
C'est de façon quasi permanente, la dictature des hauts fonctionnaires.

En même temps, on parle de rendre imputable le ministre. Si un pont tombe, il serait le premier coupable de négligence et de mauvaise gestion.

Dans l'entreprise privée, viendrait-il à l'esprit du président, de rendre son directeur des relations publiques responsable de la qualité de la production.

Pour rendre imputable un ministre, il faut mettre fin à la dictature du fonctionnarisme.

Comment ?
1. en prolongeant la durée du mandat à 8 ans.
2. en interdisant la possibilité d'un deuxième mandat.
3. en offrant une année de mentorat au nouveau titulaire du poste.

Donc des élections aux 8 ans à date fixe à la fin de la 7ième année.
La huitième année du mandat est l'année de passation des pouvoirs. Le futur titulaire du poste devient pour un an le dauphin du ministre sortant.

À suivre ...

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